jeudi 18 décembre 2014

La Poste, condamnée pour harcèlement moral ?

Reprochant à la Poste "mise au placard", "missions fantômes" et "pressions", une ancienne cadre espère faire condamner l'entreprise et plusieurs anciens supérieurs hiérarchiques pour harcèlement moral. La décision du tribunal correctionnel de Paris est attendue demain.

La plaignante, Astrid Herbert-Ravel, a lancé les poursuites sur citation directe, une procédure sans enquête de police dans laquelle le tribunal juge sur la foi des pièces produites par chacune des parties. Chose rare dans ce type de procédure, le parquet a pris des réquisitions et demandé aux juges de la 31e chambre de condamner la Poste à 100.000 euros d'amende. Une même peine d'amende de 5 000 euros a en outre été requise contre cinq responsables de l'entreprise, en écartant toutefois la responsabilité pénale de son ancien PDG Jean-Paul Bailly.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/18/97001-20141218FILWWW00079-la-poste-condamnee-pour-harcelement-moral.php

mercredi 17 décembre 2014

Ebola: 1M de personnes menacées par la faim

Plus d'un million de personnes sont menacées par la faim dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'épidémie d'Ebola qui a gravement perturbé les récoltes et réseaux d'approvisionnement, selon les agences alimentaires de l'ONU.

L'épidémie de fièvre hémorragique a fait 6900 morts au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, où l'insécurité alimentaire sévissait déjà de manière chronique rappellent mercredi l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Mesures de quarantaine et de confinement, entraves à la circulation, récoltes perdues dans les zones les plus touchées et fermeture des grands marchés pénalisent gravement l'accès à la nourriture des populations de ces trois pays, expliquent les organismes qui publient le résultat de leurs enquêtes sur place.

"En ce mois de décembre, selon les estimations, un demi-million de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire grave dans les trois pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés" écrivent les deux organismes qui préviennent que ce nombre "pourrait dépasser le million d'ici mars 2015 à moins d'une nette amélioration de l'accès à la nourriture".

"La perte de productivité et de revenus des ménages en raison des décès et de l'apparition de maladies liés au virus ainsi que les mesures de confinement aggravent le ralentissement économique dans les trois pays" soulignent-ils. "Craignant la contagion, beaucoup de personnes ne peuvent plus se rendre à leur travail."

Au moment où ces trois pays ont besoin d'importer davantage de denrées, ils voient de plus les revenus provenant des produits d'exportation (café, cacao, mines) amputés du fait de l'épidémie. Outre une intervention alimentaire d'urgence déjà en cours, notamment auprès des communautés en quarantaine, la FAO et le PAM appellent à "une action urgente pour rétablir les systèmes agricoles dans les trois pays" en fournissant aux populations les plus touchées un accès aux semences, aux technologies permettant de surmonter la pénurie de main d'oeuvre.

Ils recommandent aussi un soutien "en espèces ou sous forme de bons en faveur des personnes touchées afin qu'elles puissent acheter de la nourriture en compensation des pertes de revenus et pour contribuer à stimuler les marchés" locaux.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/17/97001-20141217FILWWW00175-ebola-1m-de-personnes-menacees-par-la-faim.php

mardi 16 décembre 2014

Une école prise pour cible à Corbeil-Essonnes

Une nouvelle école de Corbeil-Essonnes a été prise pour cible dans la nuit de lundi à mardi, selon une information de RTL.
Vers 4 heures du matin, une voiture-bélier a défoncé le portail de l'école primaire Théodore Steeg, située rue Paul Bert, avant d'être recouverte de produit inflammable et incendiée par son conducteur.
L'incendie n'a pas fait de blessés. L'auteur des faits est actuellement en fuite. La police judiciaire de Versailles est chargée de l'enquête.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/16/97001-20141216FILWWW00066-une-ecole-prise-pour-cible-en-corbeil-essonnes.php

lundi 15 décembre 2014

Drôme/disparition: la mère et sa fille en Belgique

La mère de 43 ans et sa fille de 4 ans, disparues samedi alors qu'elles étaient parties faire une promenade dans un village de la Drôme, ont appelé aujour'hui les gendarmes depuis la Belgique pour signaler qu'elles étaient en bonne santé, selon le procureur de la République à Valence.

La gendarmerie, épaulée par des équipes cynophiles, s'était mobilisée tout le week-end pour rechercher la mère et sa fille, signalées disparues samedi soir par le père, alors qu'elles n'étaient pas rentrées de promenade à Sainte-Eulalie-en-Royans (Drôme).

Craignant un accident ou une mauvaise rencontre dans un premier temps, les enquêteurs s'étaient vite orientés vers un départ de la maman pour la Belgique, dans un contexte de séparation d'avec le père de nationalité Belge, qui avait obtenu de la justice de son pays la garde de l'enfant.

Confirmant des informations du Dauphiné et de France Bleu Drôme Ardèche lundi, Antoine Paganelli, procureur de la République à Valence, a confirmé que la femme "a appelé les gendarmes ce lundi matin pour dire qu'elle était en Belgique". "Elle a amené son enfant avec elle et reprend contact pour tranquilliser tout le monde", a ajouté le procureur.

Les enquêteurs ont proposé à la mère - de nationalité française et non belge comme indiqué précédemment - d'être entendue à la frontière franco-belge rapidement, dans une ville frontalière, ce qu'elle a accepté, selon la même source.

Le père, qui pourrait déposer plainte pour "non présentation de mineur" et "refus de se plier à une décision de justice", ne l'a pas fait à ce stade.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/15/97001-20141215FILWWW00157-dromedisparition-la-mere-et-sa-fille-en-belgique.php

samedi 13 décembre 2014

Lot-et-Garonne : le conducteur s’enfuit après l’accident alors que son passager est blessé

Un accident s'est produit hier soir, vers 19 heures, sur la D 116, à hauteur de Montpouillan. Circulant dans le sens Meilhan-Marmande, le véhicule s'est déporté vers la droite, a heurté un petit pont enjambant le fossé et a été propulsé de l'autre côté de la route.
Le passager de la voiture, un homme âgé d'une trentaine d'années, a été éjecté à une dizaine de mètres. Il a été transporté, toujours conscient, à l'hôpital de Marmande.
Le conducteur, lui, a pris la fuite à pied. Il a été identifié et devrait être entendu par la gendarmerie de Marmande dans la journée.
http://www.sudouest.fr/2014/12/13/il-s-enfuit-apres-l-accident-1767042-3755.php

vendredi 12 décembre 2014

Le combat d'une mère privée de ses deux filles

Au nom de ses deux filles de 15 et 18 ans dont elle est coupée, Maria Aguilar a prévu de manifester le jour de Noël, seule ou accompagnée de parents, devant le palais de justice d'Agen. Une réaction désespérée pour sensibiliser à une situation familiale déchirante.
«Neuf ans que je me bats pour des droits de visite que je ne peux pas exercer». Une mère qui vit dans le Tonneinquais remue ciel et terre pour revoir ses deux filles âgées de 15 ans et 18 ans aujourd'hui, confiées à leur père qui les a emmenées en Bretagne au gré d'une mutation professionnelle, avant de redéménager ailleurs. Mise devant le fait accompli. Partis sans laisser d'adresse. «Où sont mes filles?», questionne Maria Aguilar à bout de nerfs, après avoir multiplié les plaintes pour non-représentation d'enfants. Toutes se sont avérées inefficaces. Des procédures restées lettre morte et une situation qui a empiré pour elle. Ainsi cette Tonneinquaise va mener une action, le 24décembre, devant le palais de justice d'Agen. Une autre mère d'Auch qui se trouve dans le même cas de figure, a promis de la rejoindre dans son combat qu'elle mène avec le soutien d'une association, «comme identité». «Je vais m'installer devant le tribunal avec des pancartes, en espérant obtenir une audience du procureur général, vu que le procureur de la République, auquel j'ai adressé un courrier, n'a rien fait».
Suite à un divorce houleux et conflictuel, la résidence des filles a été fixée chez leur père avec un droit de visite. Mais en réalité, Marie Aguilar a été séparée de ses filles qu'elle n'a vues qu'en pointillé depuis 2006 : «D'un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, un juge a réduit mes droits de visite à deux dimanches par mois et la moitié des vacances d'été seulement. Le temps de cuisiner ensemble, de faire de la couture et il fallait les ramener le dimanche soir. J'aimais les accompagner au cheval, cela a été fini». Les visites se sont espacées, raréfiées avant que les ponts ne soient coupés par leur père, selon la plaignante. «Cela fait plus d'un an que je n'ai pas vu mes enfants et je n'ai plus aucune nouvelle». Elle vit mal la passivité du parquet et le parti pris de la justice en faveur de son mari, un ancien élu : «Les filles, qui avaient des choses à dire, n'ont jamais été entendues». Des éléments qui ne justifiaient pas le retour des filles chez elle, a tranché net un juge des affaires familiales de Marmande.

Droits à respecter

«Moi, je n'ai rien à reprocher ! Et c'est à lui qu'on donne raison. Je suis une maman qui aime ses enfants et qui les protège», lâche-t-elle. Se disant victime d'une profonde injustice infligée par la justice, Maria Aguilar comprend que des parents puissent monter au créneau. «Je milite pour l'égalité parentale, pour les mères comme pour les pères, et pour que les droits soient respectés». Le coup de grâce a été asséné en août 2013 par un juge des affaires familiales dans le cadre d'un référé où son droit de visite s'est réduit une nouvelle fois comme peau de chagrin : quatre jours à chacune des «petites vacances» et 15 jours l'été. Elle a fait appel de cette décision et réclame un droit de visite classique. L'audience est programmée en mars. Cette mère invite tous les parents, privés eux aussi de leurs enfants, à venir manifester avec elle à Agen le 24 décembre, de 10 heures à 16 heures. «Les procédures alimentent le conflit des parents qui, bien souvent, en oublient l'intérêt de l'enfant». Maria projette de passer le réveillon de Noël avec son amie d'Auch : «Comme nous serons seules toutes les deux…».
http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/12/2009748-le-combat-d-une-mere-pour-ses-filles.html

jeudi 11 décembre 2014

Un gendarme vaut «un policier et demi, voire deux», selon un colonel

Pas sûr que les propos du colonel Michel Goya devant des parlementaires apaisent les tensions qui peuvent exister entre policiers et gendarmes. Selon le militaire, il faut « un policier et demi, voire deux » pour faire le travail d’un gendarme.
Le 19 novembre, ce chef du bureau de recherche au centre de doctrine et d’emploi des forces de l’armée de terre était venu défendre, devant les membres de la commission de défense de l’Assemblée nationale, l’absence de syndicat pour les militaires. Cet état de fait a valu à la France une condamnation par la cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) le 2 octobre. Bien que rattachés au ministère de l’Intérieur depuis 2009, les gendarmes ont le statut de militaire et y sont très attachés.

Une « différence de traitement » « source de frustration »

Partant du postulat « généralement » admis qu’il fallait « un policier et demi, voire deux (…) pour accomplir le travail d’un gendarme », le colonel Goya a estimé devant les parlementaires qu’une « syndicalisation » induirait donc un coût supplémentaire pour obtenir « une efficacité équivalente ». Le militaire a poursuivi les comparaisons entre policiers et gendarmes, assurant qu’il existait une « différence de traitement » entre les deux forces, « source de frustration ». « Quand on a vu comme moi, pendant les événements en Nouvelle-Calédonie dans les années 1980, des gendarmes mobiles loger sous des tentes à côté de l'hôtel où résidaient les compagnies républicaines de sécurité (CRS) qui remplissaient les mêmes tâches qu'eux, on peut le concevoir », a-t-il expliqué.

« Un tissu d'inepties »

Le colonel Goya s’est également dit « sidéré » après avoir constaté que « tous les policiers s'arrêtaient de patrouiller entre une heure à deux heures du matin pour respecter la "pause syndicale" ».
De son côté, le syndicat Alliance Police Nationale s’est dit « sidéré » par les déclarations du colonel Goya « qui n'a sans doute jamais mis les pieds dans un service de police pour débiter un tel tissu d'inepties ». Le syndicat demande au ministre de l’Intérieur de « réagir publiquement et fermement » face à ces propos « dégradants voire outrageants ».

mercredi 10 décembre 2014

Voiture d'occasion : votre compteur est peut-être trafiqué

Selon la Commission Européenne, 5 à 12% des véhicules d'occasion seraient vendus avec un compteur kilométrique trafiqué. Une fraude estimée à plus de 5 milliards d'euros à l'échelle de l'Europe.

La voiture de vos rêves vendue avec un kilométrage anormalement bas. Une annonce trop belle pour être vrai.  En Europe, la fraude au kilométrage est une pratique devenue courante.  La Commission Européenne estime que 5 à 12% des véhicules d'occasion seraient concernés. Les chiffres sont encore plus importants lorsqu'il s'agit de transactions transfrontalières. Et pour cause, le procédé s'est largement simplifié ces dernières années. Aujourd'hui, pour trafiquer un compteur kilométrique, il suffit de s'équiper d'un simple boîtier que l'on peut se procurer sur Internet pour moins de 150€. Le fraudeur n'a plus qu'à le brancher sur le compteur et entrer le nouveau kilométrage. L'opération ne prend que quelques secondes. Une fois le compteur kilométrique rajeuni, la valeur du véhicule peut être augmentée jusqu'à plusieurs milliers d'euros. Ce qui aurait un impact économique annuel de 5,6 à 9,6 milliards d'euros à travers l'Union Européenne selon la Commission. Mais la falsification d'un compteur kilométrique n'est pas seulement simple. Elle est aussi quasiment indécelable. Rare sont les poursuites pénales pour ce type d'escroquerie. Les conséquences peuvent pourtant être importantes compte tenu du risque plus élevé de pannes.
Pour mettre fin à ces arnaques, l'une des solutions serait de renforcer les contrôles, harmoniser la législation et faciliter l'accès aux données du kilométrage entre les pays d'Europe. La commission Européenne a déjà décidé d'enregistrer le kilométrage d'un véhicule à chaque contrôle technique pour créer une base de données européenne. Cependant, le premier contrôle technique périodique est obligatoire 4 ans après l'achat d'un véhicule neuf, tandis que la plupart des fraudes au compteur se produisent avant.
Quelques conseils à suivre 
Si vous souhaitez acquérir un véhicule d'occasion, l'Argus auto vous conseille de suivre ces quelques recommendations :
  • - Se méfier des kilométrages anormalement bas, des annonces farfelues ou "sympathiques" manquant de précision ou qui comportent des éléments contradictoires.
  • - Vérifier si le carnet d'entretien est à jour
  • - Vérifier que le véhicule n'est pas été accidenté
  • - Demander si le véhicule a subi de grosses interventions mécaniques
  • - Vérifier le carnet d'entretien et la correspondance du kilométrage avec les révisions.
  • - Relever le numéro de série sur la carte grise
  • - Relever les coordonnées du concessionnaire censé avoir assuré l'entretien de la voiture

mardi 9 décembre 2014

Sarthe: des enfants privés de viande à la cantine

À Sargé-lès-le-Mans, commune du Pays-de-la-Loire, la mairie a pris la décision de supprimer le choix alternatif au porc au sein de ses écoles maternelles et primaires. Une mesure qui s'appliquera aussi à ses écoles privées, dès à partir de janvier.

Sur les 220 enfants de la commune inscrits à la cantine, 27 ne mangent pas de porc. Le maire de la ville, Marcel Montreau, invoque "la charge supplémentaire" qui incombe le prestataire lorsqu'il doit préparer des repas incluant une autre viande que celle de porc.

Suite à ces décision, les réactions d'opposition affluent, notamment du côté des parents d'élèves, qui n'ont pas été consultés. "Le cahier des charges stipule qu'un repas de substitution doit être donné aux enfants qui ne mangent pas de porc. Mais la mairie compte tout simplement supprimer cette clause du cahier des charges" a indiqué l'une des parents d'élèves. Et ajoute : "nous ne sommes pas d'accord ! Cela crée, en plus, un problème là ou il n'y en avait pas. Les repas de substitution n'ont jamais posé problème".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/09/97001-20141209FILWWW00042-sarthe-des-enfants-prives-de-viande-a-la-cantine.php

lundi 8 décembre 2014

Déclaration de patrimoine: l'ex-ministre Yamina Benguigui jugée en correctionnelle

Yamina Benguigui va être citée à comparaître en correctionnelle à Paris, selon une source judiciaire. Elle est soupçonnée d'avoir fait des déclarations de patrimoine et d'intérêts incomplètes entre 2012 et 2014, quand elle était ministre de la Francophonie.

Alerté par la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique,
le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire début avril. Deux jours plus tôt, Yamina Benguigui avait été écartée du gouvernement de Manuel Valls qui succédait à Jean-Marc Ayrault.

L'annonce de ce procès intervient
quelques jours après le départ de l'Elysée de Faouzi Lamdaoui, un proche conseiller de François Hollande, soupçonné d'avoir perçu en 2007 et 2008 une rémunération supérieure à ce qu'il a déclaré par une société dont il est soupçonné d'avoir été gérant de fait.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/08/97001-20141208FILWWW00079-declaration-de-patrimoine-l-ex-ministre-yamina-benguigui-va-etre-jugee-en-correctionnelle.php

dimanche 7 décembre 2014

"Les chrétiens sont chassés du Moyen-Orient" (pape)

Le pape François a dénoncé l'exil forcé des chrétiens "chassés du Moyen-orient", dans une allocution vidéo qui doit être diffusée ce soir à Erbil à l'occasion d'une visite du cardinal Philippe Barbarin au Kurdistan irakien.

"Les chrétiens sont chassés du Moyen-orient, dans la souffrance", s'est ému le souverain pontife qui a pointé la responsabilité des jihadistes du groupe Etat islamique (EI), sans toutefois les nommer.

La semaine dernière en Turquie, le pape avait assuré : «Nous ne pouvons nous résigner à un Moyen-Orient sans les chrétiens qui ont professé là le nom de Jésus depuis 2000 ans».


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/06/97001-20141206FILWWW00121-les-chretiens-chasses-du-moyen-orient-pape.php

samedi 6 décembre 2014

Seulement 54 ans après sa blessure en Algérie, la justice lui accorde une pension

Blessé lors d'une manifestation à Mostaganem en 1960, Cherif Yagoub vient d'obtenir un droit à pension devant la cour d'appel. Une première pour une victime civile des «événements» en Algérie qui préfigure, peut-être, une évolution importante de la jurisprudence.
«J'ai écrit à tout le monde. Le général de Gaulle, M. Pompidou, M. Mitterrand, M. Chirac… Tous les présidents. M. Hollande m'a répondu qu'il ne pouvait pas se prononcer, qu'il respectait l'indépendance de la justice. Alors j'ai saisi la justice. Je n'allais pas renoncer.»
Cherif Yagoub, 71 ans, moustache blanchie par les années, avait 17 ans le 27 janvier 1960. «Nous manifestions devant la mairie de Mostaganem pour l'Algérie française, se souvient-il. Ça a tiré. Qui ? Je ne sais pas. Il y a eu des morts. J'ai été touché à la jambe. Au moins deux balles. Elles sont toujours là», dit-il en relevant son pantalon.
À l'époque, les médecins voulaient l'amputer. «J'ai refusé. Je ne voulais pas de canne. J'ai préféré essayer de vivre. La médecine n'était pas la même qu'aujourd'hui. Mais, je suis toujours là. J'ai vu grandir mes quatre enfants et mes huit petits enfants.» Son œil brille, fier.
Arrivé en France au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, Cherif Yagoub victime civile des «événements» a toujours voulu obtenir une pension pour ses blessures. «Mais selon la loi, seules les personnes de nationalité française en 1963 ont droit à une pension», souligne Me Jennifer Cambla.

Question de principe !

L'avocate toulousaine, désignée par le barreau de Toulouse pour assumer la défense de la victime via l'aide juridictionnelle, a plaidé devant la chambre des pensions militaires que cette spécificité était discriminatoire. La première instance lui a donné tort. Devant la cour, elle a alors déposé une QPC, une question prioritaire de constitutionnalité. «Retoquée», prévient le conseil.
En revanche, la cour a été sensible à son argument. «Elle vient de juger que la question de la nationalité était discriminatoire. Donc Monsieur Yagoub a droit à une pension.»
Le vieil homme sourit, presque ému, fier de son avocate. «L'État risque de se pourvoir en cassation», tempère Me Cambla (lire l'encadré). En terme financier, cette évolution de la jurisprudence, si elle est confirmée, pourrait en effet avoir des conséquences importantes pour le ministère de la Défense et l'État. En effet toutes les victimes civiles d'attentats commis pendant la guerre d'Algérie entre 1954 et 1962 pourraient réclamer une indemnisation.
Un expert médical a admis une incapacité permanente partielle de 75 % pour Cherif Yagoub. Ce handicap ne l'a pas empêché de travailler toute sa vie. Cet ancien grutier hausse les épaules quand on évoque la pension. «Je ne l'ai pas fait pour l'argent mais pour le principe. Chez moi, on respecte les règles. Mes enfants je les ai élevés comme ça. Quand Me Cambla m'a annoncé la nouvelle, j'étais très ému. C'est important d'être enfin entendu. Maintenant, ça ne va pas changer ma vie. J'ai la chance de voir grandir les miens. Et je vis tranquille à la campagne et j'y suis très bien !»
http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/06/2006152-54-ans-apres-blessure-algerie-justice-accorde-pension.html

vendredi 5 décembre 2014

Une taxe majorée provoque la colère de la grande distribution

On est chez les fous…» Connu pour son franc-parler, Michel-Édouard Leclerc, le patron de l'enseigne du même nom, illustre le ras-le-bol des groupes de distribution face à la politique fiscale du gouvernement. Votée mardi à l'initiative des députés, sans que le gouvenement s'y oppose, la hausse de 50 % de la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) alourdit en effet de 200 millions d'euros les charges des magasins de plus de 2500 m2. Une pression fiscale insupportable, estime la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution, alors que François Hollande s'est engagé début novembre à une pause fiscale pour tous en 2015.
La mesure s'ajoute à une série de décisions défavorables à la grande distribution, comme l'intégration du temps de pause dans le calcul des allégements de charge ou l'interdiction des sacs plastique en 2016, deux mesures chiffrées à 180 et 200 millions d'euros. Début novembre, le député PS Bruno Le Roux a par ailleurs proposé de remplacer une taxe de solidarité sur les billets d'avion (taxe Chirac) par une nouvelle contribution de la distribution.
Rajouté à cela les errements gouvernementaux sur le travail dominical et de soirée, et la coupe est pleine. «On fait tout pour maintenir l'emploi, et le gouvernement fait tout pour nous asphyxier», appuie Gérard Atlan, président du Conseil du commerce de France (CdCF), qui regroupe les fédérations de commerçants. À la Fédération du commerce associé (FCA), on souligne «l'exaspération croissante des commerçants» face à cette mesure en forme de cadeau aux entreprises de commerce en ligne, car, sur Internet, il n'y a pas de Tascom.
Premières touchées, avec leurs hypers et supermarchés, les enseignes de la grande distribution ne sont pas les seules à être vent debout contre ce projet. Certes Carrefour et, dans une moindre mesure, Géant Casino devraient être respectivement touchés jusqu'à 40 et 22 millions d'euros, selon des analystes.
Mais les magasins de meubles, à la peine depuis trois ans et qui ne peuvent se passer de grands espaces pour exposer leurs collections, sont aussi touchés. Plusieurs centaines de milliers d'euros, estime l'enseigne tout juste reprise Fly.

Message désastreux

Du côté des concessionnaires automobiles, c'est la double peine. «On ne prend pas en compte les spécificités des activités. Les commerces de proximité que sont les concessionnaires automobiles risquent d'être imposés de la même façon que les grandes et moyennes surfaces. C'est une injustice sur un secteur pour lequel le CICE n'a pas créé d'effets d'aubaine», tonne le CNPA (Conseil national des professions de l'automobile)
Selon les auteurs de l'amendement à l'origine de la hausse de la Tascom, la mesure vise en effet à compenser les effets positifs du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sur la grande distribution, qui ne souffre pas de concurrence internationale. «Le message lancé aux chefs d'entreprise est désastreux. Comment voulez-vous qu'ils embauchent quand on dit un jour: “On vous donne le CICE”, et le lendemain: “On vous le reprend”, défend Fabienne Prouvost, directrice de la communication de la FCD. Depuis dix ans, la Tascom a déjà augmenté de 400 % et le commerce est déjà le secteur économique le plus imposé de France, avec plus de 80 taxes. Nous n'acceptons plus d'être à nouveau ponctionnés.»
Signe du rapport de force qui se durcit avec le législateur, la FCD, qui estime à 8 000 le nombre d'emplois menacés par la mesure, a purement et simplement suspendu les négociations sociales en cours, ainsi que l'engagement pris il y a un an d'embaucher 30 000 personnes sur trois ans dans le cadre de l'accord sur les contrats de génération. La grande distribution, qui estime être encore le seul secteur en mesure d'employer des jeunes et des salariés peu qualifiés, a demandé «solennellement» à être reçue par Manuel Valls. La demande est, pour l'instant, restée lettre morte…
http://www.lefigaro.fr/societes/2014/12/05/20005-20141205ARTFIG00033-une-taxe-majoree-provoque-la-colere-de-la-grande-distribution.php

jeudi 4 décembre 2014

La French: la famille du juge Michel indignée

L'épouse et les deux filles du juge Pierre Michel ont affirmé aujourd'hui à Montpellier n'avoir "jamais validé" le scénario du film "La French", affirmant "souffrir de ce film" qui vient de sortir en salles.

Dans un communiqué transmis à l'AFP signé de l'ensemble de la famille, elles expliquent qu'elles n'ont "jamais validé le scénario après trois petites corrections sur la vie privée", contrairement aux affirmations du producteur du long-métrage, Alain Goldman.

"De nombreuses observations sur ce scénario ont été faites à la production de ce film, mais seules quelques-unes ont été prises en compte", précisent-elles, constatant que le scénario à partir duquel la famille avait demandé des modifications avait "considérablement évolué sans qu'aucune information ne lui soit apportée".

"La référence à un lourd passé de joueur du juge Michel, totalement inventée, et qui devient l'un des ressorts explicatifs de son acharnement professionnel dans ce film était absent du scénario présenté à la famille", donnent-elles notamment comme exemple.

Rappelant qu'elle n'a jamais souhaité ni "la réalisation" ni "la diffusion" de ce film, la famille Michel souligne qu'elle "ne considère pas ce film comme un hommage" au juge, s'agissant d'une "oeuvre de fiction dont bon nombre d'éléments sont entièrement fictifs et ne reflètent en rien sa vie et son histoire".

La famille "n'avait et n'a nul besoin de ce film pour faire vivre la mémoire de Pierre Michel et faire connaître sa véritable histoire à ses enfants", poursuit la famille, qui conclut en affirmant "souffrir de ce film".

Le film "La French" est sorti en salle hier. Il oppose l'opiniâtre juge Michel (Jean Dujardin), figure de la justice et de la lutte contre les trafiquants de la "French Connection", assassiné en 1981 à Marseille, au roi de la pègre marseillaise de l'époque, Gaëtan Zampa (Gilles Lellouche).


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/12/04/97001-20141204FILWWW00154-la-french-la-famille-du-juge-michel-indignee.php